Ce que tout médecin devrait savoir avant de se lancer
"une erreur administrative peut retarder votre lancement de plusieurs mois ou bloquer entièrement votre facturation"
Mettre en place une pratique privée à Genève est une étape excitante :
mais aussi un parcours administratif dense. Entre les autorités cantonales, les registres officiels et les organismes d'assurance, il est facile de perdre du temps sur des démarches mal séquencées.
Voici les 8 étapes incontournables, dans l'ordre où elles se posent généralement.
1. Choisir la bonne structure juridique
"raison individuelle ou Sàrl médecin ?"
Avant toute démarche administrative, une question : raison individuelle ou société (Sàrl / SA) ?
- Raison individuelle : démarrage rapide, formalités légères, mais responsabilité illimitée sur vos biens personnels. Adaptée à une pratique solo.
- Sàrl ou SA : protection du patrimoine personnel, structure plus évolutive, optimisation fiscale possible — mais formalités de constitution plus lourdes. Recommandée dès qu'un cabinet de groupe ou une croissance est envisagée.
Ce choix a des conséquences directes sur votre fiscalité personnelle, votre couverture sociale et votre capacité à faire évoluer le cabinet dans le temps. Il mérite une vraie réflexion, pas une décision par défaut.
2. Obtenir l'autorisation de pratiquer (dossier AMedS Genève)
À Genève, tout médecin souhaitant exercer en pratique privée doit constituer un dossier AMedS auprès des autorités cantonales. C'est le point de passage obligé avant toute activité, et les délais de traitement peuvent surprendre si le dossier est incomplet dès le départ.
3. Demander un numéro RCC médecin
Le numéro RCC (registre des codes créanciers) est indispensable pour facturer vos prestations aux assureurs-maladie. Sans ce numéro, impossible d'être remboursé par la LAMal, une démarche à anticiper largement avant l'ouverture, pas après.
4. S'inscrire au registre du commerce
L'inscription au registre du commerce dépend de votre forme juridique : obligatoire pour une Sàrl ou une SA, elle devient nécessaire pour une raison individuelle dès que le chiffre d'affaires dépasse le seuil légal.
5. Affilier votre activité aux assurances sociales
En tant qu'indépendant ou employeur, plusieurs affiliations sont à mettre en place : caisse AVS, prévoyance professionnelle (LPP) si vous employez du personnel, et assurance-accidents (LAA). Chaque statut (indépendant vs employeur) a ses propres obligations, une erreur de qualification à ce stade peut coûter cher a posteriori.
6. Adhérer aux conventions tarifaires (TarDoc Genève)
La facturation des assureurs santé nécessite de rejoindre les accords tarifaires actuellement en vigueur, TarDoc. Ce cadre régit votre relation avec les assureurs et détermine vos tarifs de facturation.
7. Se raccorder au dossier électronique du patient (DEP / CARA médecin)
Depuis les récentes évolutions légales, tout médecin nouvellement admis à pratiquer à charge de l'assurance obligatoire des soins (AOS) doit se raccorder à une communauté de référence — CARA à Genève — pour la gestion du dossier électronique du patient (DEP). Une obligation encore mal connue de nombreux praticiens en phase d'installation.
8. Ne pas oublier les obligations légales connexes
Enfin, quelques obligations souvent découvertes trop tard :
- LPP pour vos éventuels collaborateurs
- RC professionnelle, indispensable pour couvrir votre responsabilité civile
- Accords de collaboration et contrats de travail si vous partagez un cabinet ou employez du personnel
Et après l'ouverture ?
Une fois ces démarches complétées, la vraie question devient : qui va gérer la comptabilité, la fiscalité et les salaires au quotidien ? Beaucoup de praticiens sous-estiment le temps que prennent ces tâches une fois le cabinet lancé, au détriment du temps passé avec leurs patients.
Vous vous installez en pratique privée à Genève ?
Chez DHAC, nous accompagnons les médecins de A à Z : choix de structure, démarches AMedS et RCC, puis comptabilité, fiscalité et paie une fois le cabinet ouvert. Premier entretien gratuit et sans engagement.
Questions fréquemment posées
Contactez-nous pour toutes les autres questions que vous pourriez avoir
Le délai dépend surtout du traitement du dossier AMedS et de l'obtention du numéro RCC, qui peuvent prendre plusieurs semaines. Anticiper ces démarches dès la décision d'installation permet d'éviter les retards.
Il n'existe pas de réponse universelle. La raison individuelle convient à une pratique solo avec un démarrage rapide ; la Sàrl protège le patrimoine personnel et s'adapte mieux à un cabinet de groupe en croissance.
Ce n'est pas une obligation légale, mais les spécificités du secteur (RCC, TarDoc, affiliations sociales) rendent l'accompagnement par un expert habitué au milieu médical particulièrement utile pour éviter les erreurs coûteuses en phase de démarrage.
Oui, contrairement à une idée reçue, vous n'êtes pas obligé d'attendre la fin de l'exercice comptable.
La transition peut se faire à tout moment , votre nouvelle fiduciaire reprend les écritures là où l'ancienne s'est arrêtée.
Voici comment ça se passe concrètement.
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